COMMISSION DE LA FMC Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
Congrès du STML - 8è Congrès
Écrit par Administrator   
Dimanche, 16 Octobre 2005 23:43

Président : Dr Samir Braham

Animateur : Dr M’hammed Achache

Rapporteur : Dr Foued Bouzaouache

Membres :

Dr Farhat Guetat

Dr Hichem Darraji

Dr Issam Chaar

Dr Kamel Mili

Dr Lotfi Jelloul

Dr Nabil Sfar

Dr Nasser Ben Abdessalem

Dr Nouri Abdelaali


INTRODUCTION :

La formation médicale continue, qui est une obligation déontologique (on ne rappellera jamais assez l’article 14 du code de déontologie médicale), a toujours été au cœur des préoccupations du  STML notamment au niveau des sections où on continu d’organiser, avec plus ou moins de succès, des séances d’enseignement post-universitaires.

Au niveau du BE cependant, c’est la réforme de l’assurance maladie qui a accaparé notre temps. Ceci ne nous a pas empêché de continuer l’effort déjà entrepris par nos prédécesseurs en collaboration avec l’UNAFORMEC, en ce qui concerne la formation des animateurs de FMC. C’est ainsi qu’en collaboration avec l’UREMEC de Provence Alpes, nous avons organisé un cycle de formation d’une quinzaine de confrères animateurs, dont seulement sept ont fini leur formation, en plusieurs modules étalés tout au long de l’année 2004.


En dehors de cette formation, le VIIème congrès nous avait fait essentiellement deux recommandations :

- D’inscrire la FMC du médecin libéral dans le projet de la réforme de l’assurance maladie. A ce propos il se trouve que toutes les parties prenantes à cette réforme sont tout à fait sensibilisées à cette question et la réclament même, donc sur le principe il n’y a absolument aucun problème. Il reste à préciser les modalités et le champ d’action de chaque partie, nous y reviendrons.

- De réanimer la commission nationale (fantôme) de la FMC au sein du ministère de la santé.

Nous croyons, à l’instar de ce qui se passe dans les pays développés, que la FMC a besoin d’un cadre plus vaste et plus effectif qu’une simple commission dépendante du ministère de la santé. Nous y reviendrons également.

 ETAT DES LIEUX :

 Un constat d’échec se dégage concernant la formation initiale des médecins au sein des facultés ce qui rend encore plus importante la nécessité d’une FMC de qualité. Toutefois, c’est loin d’être le cas et ce pour les raisons suivantes :

* Echec des formules d’EPU classiques
* Pénurie en animateurs de FMC
* Manque de motivation  des médecins
* L’absence d’un cadre officiel de la FMC
* Mauvais choix des sujets de FMC
* Manque d’information au sein du syndicat

ROLE DU  STML

 Avant de pousser plus loin la réflexion sur la FMC, il est parfaitement légitime de se poser une question primordiale ; quel rôle devrait jouer le STML dans la formation continue des médecins libéraux ?

- Serait-ce un rôle de prestataire de FMC ? C’est ce qu’il est en train de faire actuellement en l’absence de structures adéquates, mais il n’en a pas vraiment les moyens humains ni matériels.
- Sensibiliser les confrères libéraux à participer aux séances de FMC et surtout les jeunes médecins lors de leur installation (parrainage par un membre du syndicat)
- Développer la formation de responsables de la FMC et d’animateurs.
- Faciliter aux médecins demandeurs l’accès aux stages hospitaliers
- Négocier auprès des autorités des facilités telles que l’abattement fiscal des dépenses engendrées par la FMC ;

 OBJECTIFS DE LA  FMC

 Il est évident que pour atteindre son but, il faut d’abord bien l’identifier et dans le cas précis il faut se demander que visons-nous au juste à travers la FMC :

1.  S’agit-il de rattraper une formation initiale insuffisante ? Sachant que toute formation initiale et quelle que soit sa durée est forcément insuffisante, du moins en quantité
2. Se mettre à jour des nouveautés médicales. C’est à notre avis l’objectif essentiel de la FMC. Tenant compte du fait que le médecin est un apprenant adulte, cette FMC doit obéir aux principes suivants :

* Il est hors de question d’appliquer au médecin les techniques d’apprentissage d’usage à l’université.
* C’est à chaque médecin de déterminer ses besoins propres en FMC.
* C’est à lui encore qu’il échoit de choisir parmi les différentes techniques de FMC les plus reconnues.

3. Elargir le champ de compétence d’un médecin ; cela pourrait également être un objectif de la FMC, mais dans le cadre d’une démarche strictement personnelle et volontaire. L’essentiel c’est que tout médecin maîtrise parfaitement ce qu’il pratique. S’il estime qu’il a largement de quoi s’occuper avec ce qu’il sait déjà faire, il doit passer la main quand cela sort de ses prérogatives. Il est inconcevable de lui imposer de « tout savoir » ! Par contre quand un médecin a l’ambition et le temps d’essayer d’élargir son champ de compétence, il faut tout mettre en œuvre pour l’y aider.

 LES  MOYENS  DE  LA  FMC

 A/ la pratique :

Il est opportun ici de rappeler des notions pourtant évidentes.

1 – le premier moyen de FMC c’est que le médecin ait un volume minimum de travail pour maintenir ses connaissances et ne pas oublier ce qu’il a déjà appris, par paresse et inertie intellectuelle ! Et cela pose toute la problématique de la réforme de l’assurance maladie et de l’adéquation formation-emploi en médecine.

2 – une bonne coopération généralistes-spécialistes et même inter-spécialistes dans un parfait climat d’entente et de confiance, en dehors de toute suspicion de détournement de malade, ce qui est habituellement généré par la crise et le manque de travail et nous revoilà donc dans les mêmes problématiques que pour le point précédent.

3 – une bonne coopération public-privé en dehors de toute considération partisane, avec des pratiques souvent très simples telle que :

* le retour de courrier
* La possibilité de participer aux staffs hospitaliers (à conditions bien sûr que ceux-ci soient formateurs).
* la possibilité pour les médecins libéraux d’assurer des vacations dans les grands services formateurs.
* Instaurer des stages internés auprès des médecins de ville en collaboration avec les facultés de médecine sur le modèle de l’expérience du service de médecine communautaire de Sousse.

 B/ la FMC active :

Dans ce cas de figure, le médecin en tant qu’autodidacte va chercher tout seul l’information, poussé par les besoins de sa pratique, dans l’une de ces sources :

 1 – les revues médicales ; mais d’un coté le médecin ne peut pas s’abonner à beaucoup de revues à la fois, pour des raisons évidentes de coût et d’un autre coté il risque de se cantonner toujours aux mêmes revues. Cela pose donc la problématique de la disponibilité des bibliothèques médicales qui sont malheureusement insuffisantes sous nos cieux. L’idéal serait que tout hôpital,même régional, dispose d’une bibliothèque convenable et ouverte à tous les médecins.


2 – INTERNET : par ce qu’on appelle la FAD (formation à distance), déjà très pratiquées sous d’autres cieux avant-gardistes. Cela a fait l’objet de plusieurs études et évaluations et la conclusion des grandes universités américaines est que la FAD (par Internet essentiellement) est parfaitement appropriée à l’étudiant adulte qui est motivé et qui a un but précis. Par ailleurs cela évite aux praticiens les coûts reliés à la fermeture de la pratique et les problèmes reliés au temps et à la distance.
Les sources d’informations sur Internet sont innombrables (sites de FMC, sites des universités de médecines, sites des revues médicales….) et de qualité inégale.
Le rôle d’une éventuelle structure de FMC serait de guider le médecin à travers cette surabondance d’information. On peut également envisager la création d’un site national officiel de FMC adapté à nos besoins.


3 – les stages à l‘hôpital doivent être facilement accessibles aux médecins qui le désireraient.


4- FMC en groupes  : C’est la technique idéale de FMC ; l’expérience a montré que le médecin tire le plus grand parti des séances interactives animées par les médecins eux-mêmes car la FMC doit aussi être conviviale pour permettre l'échange d'informations ou de points de vue. Un document devrait conclure les travaux des séances de FMC afin d’en faire profiter un maximum de personnes.

 C/ La FMC passive :

C’est ce qui était le plus utilisé et qui est maintenant franchement remise en question à cause de son faible rapport apport scientifique/coût et de sa forte dépendance de l’industrie pharmaceutique, il s’agit des :

1 – congrès qui devraient pouvoir bénéficier de l’apport de la télémédecine pour en assurer le maximum de diffusion tout en diminuant leurs inconvénients liés au déplacement.

2 – séances d’enseignement post universitaires (EPU) qui sont actuellement souvent désavoués, attirant de moins en moins de médecins. Les raisons en sont évidentes ; thèmes peu intéressants (en fait peu de thèmes peuvent faire l’unanimité), manque d’interactivité, contraintes du déplacement.

 CONCLUSION

 Nous recommandons ainsi :

 A – Que le STML continue d’assurer une FMC de la meilleure qualité que ses moyens lui permettent selon les propositions énumérées ci-dessus.

B- A terme, la création d’un « Conseil national de la formation médicale continue » qui aura :

1/ une direction collégiale où siègeront :

- le ministère de l’enseignement supérieur

- le ministère de la santé publique

- les facultés de médecine

- les syndicats de médecins

- l’ordre des médecins

 2/ la charge de :

- définir les orientations générales de la FMC

- délivrer l’agrément aux organismes de formation

- mettre en place les moyens techniques et pratiques de FMC en tant que prestataire de formation.

  3/ un financement multiple par le biais du « fond national de FMC » qui sera alimenté par :

- Les cotisations des médecins par la taxe de formation professionnelle prévue par le code du travail.

- La CNAM

- L’état

- L’industrie pharmaceutique

 
© 2019 Syndicat Tunisien des Médecins Libéraux - النقابة التونسية لأطباء القطاع الخاص | Design by vonfio.de